Clytie ou l’origine des tournesols

En général, dans la mythologie grecque, les Dieux se tapent à peu près qui ils veulent. Rares sont les créatures inférieures qui se sont éprises des Dieux. Mais parmi elles, on trouve Clytie.
Elle n’est pas présente dans la théogonie de Hésiode, mais dans les Métamorphoses d’Ovide.
Clytie a une petite sœur. Leucothoé. Ce sont des nymphes des eaux. En gros, de très belles nanas, extraordinairement belles nanas – à coté, Angelina Jolie c’est une truie – toujours à moitié à poil qui attire les jeunes gens près des cours d’eaux pour les noyer. Le genre de truc qui ne fait marrer que les divinités et les psychopathes.
Voila pour Clytie et Leucothoé.
Ensuite arrive Hélios. La grosse balance de l’Olympe qui reste un beau mec et un frimeur. Hélios aurait sauté les deux. L’ainée serait devenue extrêmement jalouse, dénonçant ainsi sa sœur à son père, Océan qui aurait enterré Leucothoé. Triste fin, si c’est la véritable version.
Quoi qu’il en soit, Clytie, elle reste éperdument amoureuse de l’autre qui frime sur son Char. Ce dernier, se sentant trahi abandonne Clytie à son sort.
Elle se laisse dépérir, passant ses journées à fixer le soleil qui traverse le paysage. Malgré son détachement et sa distance avec les mortels, il est touché par le désespoir de Clytie, et la transforme en tournesol.

Quand on regarde un tournesol, sa structure mathématique, on peut se dire qu’il y a peut être quelque chose de divin dans cette fleur. Dans la nature en général. Autre débat…

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