Du Chaos aux Hommes en passant par les Titans, Dieux, Héros, Nymphes, Gorgones, Géants, Cyclopes, Hécatonchires et autres Monstres, selon Hésiode
  • Midas
    Midas ou l’expression même de la bêtise humaine et de …

Histoires d’Amour

La sexualité des divinités grecques – épisode zéro

La sexualité des Dieux grecs est un sujet qui transparait dans tous les écrits sur la mythologie mais qui en revanche n’est pas traité en tant que tel. donc, cette série d’articles expose les pratiques sexuelles des dieux grecs, qui pour le coup donne à chaque fois une descendance. Par exemple, les Océanides, fille d’Océan et de sa sœur, qui sont plus de trois mille, et leurs trois mille frères, les dieux fleuves…

Dans cette relation aucune information sur l’acte en lui même. La représentation des titans d’une part n’est pas forcément arrêtée, alors pour ce qui est de leur copulation incestueuse, seule l’imagination peut apporter des éléments!

Ces articles sur ce sujet très en vogue depuis le début de l’histoire de l’humanité présentent une sorte de Kamasutra des divinités grecques.

Parler de la sexualité des divinités grecques est certes un peu racoleur. Pour être plus clair, ce sont plus les modes de reproductions qui sont décrits ici.

Episode 1…

Orphée et Eurydice

louvre-orphee-eurydice-nicolas-poussinUne belle et toujours triste histoire d’amour, pour une connerie en plus, qui met en scène Orphée, le fils d’une muse, et Eurydice. Orphée serait le fils de  Calliope et d’un roi. Autrement dit pas un clodo mais un mec plutôt de la haute. Eurydice, une nana dont on ne connaît quasiment que le nom. Le genre de nana qu’il a dû draguer autour d’un feu de plage en jouant de sa gratte, à boire des coups en l’honneur de Dionysos… Conjectures purement personnelles! Quoi qu’il en soit, Orphée tombe fou amoureux d’elle.

Orphée, c’est un peu le Keith Richards de la mythologie grecque… Ou le Jimmy Hendrix… Allez, le Mozart de la mythologie grecque pour utiliser une star un peu plus connue… A la base, les meilleurs musiciens, c’est les dieux. Et attention à qui les contredit risque les oreilles d’âne. Voir Midas et ses conneries pour ça. Et après il y a Orphée. Il est même le mec qui fait planer les Dieux et n’importe quelle autre divinité avec sa lyre (la guitare de l’époque) et sa voie.

C’est alors qu’au lendemain de leur mariage, la pauvre Eurydice se fait mordre par une vipère et meurt. Orphée se retrouve dans une tristesse sans nom, pleurant toutes les larmes de son corps, prêt à tout pour retrouver sa belle, jusque descendre dans les Enfers…

Puisqu’elle est morte, se dit il, elle doit maintenant être dans le royaume des morts. Qu’à cela ne tienne, il part la chercher… Il se met à la recherche d’une porte pour descendre dans les enfers, la trouve, commence sa descente, armé de sa guitare mythologique. Il parvient alors à franchir les étapes les unes après les autres, il endort cerbère, personne ne sait comment il a fait avec Charon
Tout avance tranquillement, pour ainsi dire sur le chemin des enfers, jusqu’au boss et sa nana: Hadès et Perséphone, sa femme à mi temps, voir le mythe éponyme.

Pour acheter la liberté de son amour, Orphée refait Woodstock à lui tout seul pour le couple royal. Comme c’est un de leur meilleur trip de toute leur vie de divinité, ils acceptent d’accorder à Orphée la faveur de revenir avec son aimée dans le monde des vivants. Or une condition leur est imposée, qu’il marche devant jusqu’au dehors sans se retourner tant qu’il ne sont pas sortis tous les deux.
Avec la joie la plus grande il commence à remonter le long sentier qui permet de sortir des enfers, suivi par sa nana, s’imaginant sorti d’affaire. A peine sorti, il se précipite et se retourne, mais juste un peu trop tôt, elle, n’étant pas encore sortie, il n’a que le temps de voir disparaître à nouveau sa nana dans les enfers et n’entend qu’un”Adieu”…

Ainsi naquit le blues…

Pyrame et Thisbe

À la fois belle et triste, cette histoire d’Amour n’est pas sans en rappeler d’autres, plus contemporaines. Pour être clair et éviter toute confusion, Thisbé c’est la nana et Pyrame le mec. C’est pas forcément évident!

Ces deux amants en devenir vivent à Babylone, dans une cité où les maisons sont tellement serrées qu’elles partagent toutes au moins un mur. Un grosse ville, plus prosaïquement. Dans deux maisons mitoyennes, vivent Pyrame et Thisbe, chacun dans leur famille respectives, chacun dans leur foyer. Ils sont tous deux amoureux mais ne peuvent rien partager, pas un moment d’intimité, des amoureux empêchés par leurs familles respectives… Et comme d’habitude, tien de tel pour donner  une énergie démentielle aux amants privés.

Grâce à cette puissance décuplée par cet Amour impossible, les Amoureux, en quête de partage et d’échange, pour rester correct, découvrent dans le mur mitoyen une fissure, infime mais suffisante pour leur laisser la liberté de se murmurer des mots doux. Genre ” t’es vraiment super bonne, t’as super beau petit cul” ou encore “J’ai trop envie de sentir ton gros …” Etc. Dialogues d’amoureux en sommes, mais toujours au travers de ce mur infranchissable autrement que par les chuchotements. Plus le temps et les discussions passent, plus l’envie de se voir prend le dessus, histoire d’aller un peu plus loin que les chuchoti-chuchota, parce que c’est sympa cinq minutes, mais un peu plus de concret s’impose!

C’est alors qu’ils décident de braver l’interdit familiale en se fixant un rendez-vous, certainement dans la ville, sous un murier blanc… Le jour venu, alors que les murmures au travers de la fente murale montent en pression et en température, l’excitation à son comble, Thisbe se rend au lieu du rendez vous, arrive en avance, la nuit est tombé, et l’angoisse prend le pas sur l’excitation… Elle entend alors des bruits menaçants, venant d’assez près, comme un fauve qui dévore une proie. Assez moyennement rassurant.

Un lion qui s’est goinfré un mouton se rapproche alors de Thisbe. Elle prend peur, s’enfuie en laissant tomber son châle blanc. Le lion se jette alors sur cette proie factice, la macule de sang et l’abandonne pour aller vaquer à ses occupations de lion… C’est alors que Pyrame, à la bourre, comme tout les mecs finalement, arrive au fameux lieu de rendez vous. Il cherche sa nana du regard, aperçoit une forme blanchâtre posée sur le sol. Il s’en approche et reconnait dans les lambeaux de tissus sanguinolents le châle de son amoureuse. Il ne conclue rien d’autre que la mort de son aimée, dévorée par quelque connard de prédateur.

Dévasté par la tristesse et par cet enculé de lion qui aurait bouffé son aimée alors qu’il s’attendait à se la bouffer lui, mais dans un autre sens, il dégaine alors son épée et de tristesse se l’enfonce dans le flanc, désespéré,pensant qu’il ne lui reste plus qu’à appeler la mort pour rejoindre Thisbe…

C’est alors que sur le chemin du retour Thisbe se ravise et revient sur ses pas en se disant qu’elle a été conne et qu’elle aurait du attendre encore un peu, se cacher, prévenir Pyrame à son arrivée, peut être qu’elle est partie un peu vite se dit-elle, qu’elle aurait du attendre, … et si le lion était revenu sur ses pas… L’inquiétude grandit, le pas s’accélère. Elle se rapproche, arrive près du murier, voit son Amoureux gisant au sol dans une flaque sombre, le prend dans ses bras pour assister à son dernier souffle. Dévastée à son tour par le chagrin, elle retourne l’épée contre elle.

Les mures, baie que l’on connait tous auraient pris leur couleur du fait de cette tragique histoire.

 

Aphrodite

Aphrodite: Elle est née de l’écume (compliqué la reproduction des Dieux grecs), déesse de la germination, de l’amour, des plaisirs et de la beauté. Elle est mariée à Héphaïstos, mais elle est assez chaude et se tape Arès, entre autres selon les versions. Hélios la grille et la balance à Héphaïstos qui s’empresse de les afficher en train de baiser devant tout l’Olympe, dont Zeus. Gros coup de pression, et donc malédiction en série, condamnant sa descendance comme par exemple Phêdre ou Ariane. Aphrodite est aussi à l’origine d’un joli mot: callipyge, exprimant le fait d’avoir un beau cul!

Un mythe libanais:

Ashtarout est la version libanaise (des pays du levant disons plus généralement) d’Aphrodite la callipyge.

Lors d’une promenade près de la grotte de Afqa, falaise éventrée par un fleuve qui donne sur une plaine, la légende d’Adonis et Ashtarout m’a été contée.

Au delà de cet article sur wikipedia, voici une petite photo prise par les soins de l’auteur de ce site:

Stitched Panorama

Adonis et Ashtarout

Un jour, Adonis part s’adonner à une de ses activités favorites: la chasse au sanglier. C’est alors qu’il tombe sur un sanglier sauvage un peu plus vicieux que les autres, qui le tue, faisant couler son sang dans la rivière. Celle coulant depuis le gouffre ci-dessus. Ashtarout est dévastée par la disparition de l’amour de sa vie et s’effondre dans un chagrin incommensurable. Elle le cristallise en plantant des anémones sur les rives du fleuves qui poussent chaque printemps, colorant de rouge ses rives. A la même époque, le fleuve se colore aussi de rouge, à cause de boues qui s’y ajoutent, remémorant la tragique disparition de l’amour d’Ashtarout.

Adonis n’est pas représenté dans la théogonie de Hésiode. En revanche il est cité par Ovide. On sort un peu de la théogonie hésiodique, mais bon, Adonis aurais quand même sauté une des squatteuses de l’Olympe.